Carnet de bord  

4. La Gironde

 

Un long voyage de rencontres européennes

Quitter le petit village ardennais de Clerheid, en famille, en roulotte, accompagnés d’animaux… pour partir pendant deux ans à la rencontre des enfants, des pédagogues… et des gens. Tel est le projet qui mobilise Pascale et Jean-Denis Lilot et leurs enfants. En chemin, ils s’arrêtent dans quelques écoles pour lancer le projet « jardinières »... 

Le 12 août. Nous reprenons la route après avoir pris le petit déjeuner chez la famille Michaud. C’est plus que quelques jours d’hospitalité que nous avons reçu là. En parlant de tout, de rien, de la terre, de la vie, de l’éducation, du respect…nous avons eu l’occasion d’échanger pas mal de choses. Et nous repartons avec un sac de graines de roses trémières à partager avec les classes qui participent au projet « jardinières ».

Le 13 août. Accompagnés de Marie, Victor et Arthur, nous prenons le bac à Royan pour traverser la Gironde. C’est très impressionnant tant le fleuve est large et la mer houleuse. En quittant le bateau, après la traversée d’une demi-heure, nous avons l’impression d’aborder une autre terre. Après avoir parcouru des kilomètres dans les forêts de pins, nous commençons à désespérer de trouver un lieu accueillant pour la nuit. Nous ne croisons que des campings. Heureusement, nous arrivons au centre équestre Eric De Mailly où un magnifique espace nous est proposé pour la nuit. Nous avions eu tord de nous inquiéter. Ce n’est pas encore aujourd’hui que l’accueil fera défaut.

Le 14 août. Il fait très chaud et les chevaux sont fatigués en ce début d’après-midi. Betty a une blessure qui lui fait mal. A la première ferme venue, à Vendays-Montalivet, nous demandons s’il est possible de s’arrêter. L’accueil est instantané. C’est une famille qui aime beaucoup les chevaux et qui les connaît bien. Nous recevons un produit pour soigner Betty et des « fourrures » pour doubler les harnais aux endroits de frottement. Les enfants jouent avec Eugénie. Elle les entraîne dans une bataille avec l’eau du puits. Ils s’amusent tant que cela fera sûrement partie de leurs plus beaux souvenirs. Il y a parfois des rencontres qui, sans être longues, marquent profondément. Martine, en nous parlant des chevaux, de leurs soins, de leur relation avec l’homme nous aura, en peu de temps, appris beaucoup de choses.  Car c’est petit à petit que l’harmonie se construit entre les chevaux et nous.

Le 15 août.  A Hourtin, tout près de l’océan, nous sommes à l’arrêt dans une aire pour camping-cars. Pas moyen d’en ressortir : une roue de la roulotte, coincée dans le sable, se casse. Il faut la réparer. Heureusement, nous disposons de tout le matériel nécessaire. Les chevaux sont placés à la maison forestière et nous logeons sur place. Après avoir travaillé quelques heures dans la nuit, Jean-Denis peut replacer la roue.

Le 16 août. Tout va bien. Nous pouvons repartir. Nous avons l’autorisation des forestiers d’emprunter la route forestière, qui est interdite aux véhicules motorisés. Pour la première fois, nous avançons sur une route sans voitures. Quel bonheur ! Les enfants gambadent joyeusement derrière la roulotte. Nous dormons dans la forêt.

Le 17 août. Jean-Marie, le forestier, nous propose un endroit pour passer la nuit au bord du lac de Lacanau. La vue est splendide. Le lieu est idyllique. Mais le passage est un peu difficile pour y accéder et les chevaux s’arrêtent dans la côte car la roulotte s’enfonce dans le sable. Nous dételons. Les enfants courent se baigner dans le lac. Nuit à  la belle étoile.

Le 18 août. Pour dessabler la roulotte et quitter l’endroit, c’est une autre histoire ! Pendant plus de cinq heures, en tirant avec le camion, en utilisant un cric et en plaçant des cales sous les roues, nous avançons  petit à petit, jusqu’à arriver sur le dur. C’est bon, nous pourrons repartir!

Le 19 août. Le hasard des routes qui se croisent nous amène la famille Bury, rencontrée à Jamioulx en Belgique. Joyeuses retrouvailles ! Nous passons la soirée et la nuit ensemble au « ranch de la liberté » à Le Temple.

Le 20 août. Nous dormons sur la place de Lubec. Le petit village se prépare à la fête annuelle. Les forains sont là aussi. Il y a de l’animation dans l’air. Une famille bretonne nous a rejoint et nous dormons à douze dans la roulotte !

Le 22 août. Nous voici installés dans un petit hameau de la commune de Mios où nous resterons trois jours. Une halte pour avoir du temps pour écrire. Nous devons finaliser la rédaction de plusieurs documents. Et tant que nous voyageons, il est bien difficile de trouver un peu de temps disponible entre les soins aux chevaux, la conduite de l’attelage, les rencontres, la logistique, les enfants, …

 

La suite: Les Landes                        et les épisodes précédents....

 Pour nous encourager

École de Clerheid asbl - 13, rue des clairetchamps  6997- Érezée - tél.: 086 / 47 73 93 - fax: 086 / 47 77 13 - Banque Triodos: 523-0801828-04 -
personne de contact: Maryline Audrit -
ecoledeclerheid@belgacom.net