|
Carnet
de bord 7. L'Espagne
Le 21 octobre Nous
avons passé la nuit au col d’Olsondo. La montagne est belle ! Nous
nous promenons sur les crêtes. Des aigles planent. Les enfants courent de
rocher en rocher avec Ambre la chèvre. |
Un long voyage de rencontres européennes Quitter le petit village ardennais de Clerheid, en famille, en roulotte, accompagnés d’animaux… pour partir pendant deux ans à la rencontre des enfants, des pédagogues… et des gens. Tel est le projet qui mobilise Pascale et Jean-Denis Lilot et leurs enfants. En chemin, ils s’arrêtent dans quelques écoles pour lancer le projet « jardinières »...
|
|
Le 22 octobre A
Irurita, petite ville basque, nous rencontrons les enfants et les
institutrices. L’une d’entre elles parle français. Elle peut traduire
les échanges. Il y a un élan de sympathie. Ils chantent, nous chantons.
Jean-Denis raconte une histoire. Nous visitons l’école où
l’enseignement est dispensé en langue basque. Au revoir ! Nous
continuons notre route mais nous resterons en contact.
Le 23 octobre Nous
croisons Vincent, un belge originaire de Gand, qui se rend avec son chien
Xoïba à vélo dans le sud de l’Espagne. Il nous accompagnera pendant
quelques jours. Le 24 octobre Nous
approchons de Pampelune. Le paysage change. Nous quittons les Pyrénées.
Les montagnes s’effacent et font place à des collines arides. Un petit
oasis de verdure nous accueille pourtant ce soir : Eransus, un hameau
en ruine, où coule une belle fontaine. C’est dimanche, de nombreuses
familles sont venues y pique-niquer. Les enfants montent sur l’âne, sur
les chevaux. La seule famille habitant dans ce lieu perdu nous réserve un
bon accueil. Le
25 octobre Il
y a dans le hameau un vieux palais abandonné, oublié. Nous l’explorons
avec les enfants et Ambre la chèvre. De vieux meubles, de vieilles poupées…Tout
est resté là, comme si la vie s’était arrêtée. Un peu plus tard, au
moment de repartir, nous cherchons Ambre… en vain. Elle était toujours
dans le palais ! Et elle ne voulait pas le quitter ! Le 27 octobre Nous
avons contourné Pampelune et nous avons pris la direction d’Olite, de
Taffala. Les routes sont très fréquentées par les camions. Le paysage
est industriel. Le 28 octobre Nous
voici enfin dans un lieu en dehors des grands axes routiers. Nous sommes
au bord du désert des Bardenas à côté de l’ermitage de Notre-Dame
Del Yugo. De la roulotte, une vue grandiose s’étend sur ce désert ( Le
30 octobre Nous
avons prolongé notre étape au bord des Bardenas. Nous visitons avec les
enfants Senda Viva, un parc animalier tout proche. Le 31 octobre Nous
voici à nouveau en route. Nous avons dépassé la ville de Tudela et
continuons dans la direction de Tauste. La télévision de Navarre a filmé
notre attelage et a interviewé Jean-Denis. Le 1er novembre Le
lendemain matin, nous sentons un peu de méfiance dans les regards des
gens qui passent. Entre temps, nous avons fait la connaissance d’une
famille bien sympathique : Carlos, Térésa et leur quatre enfants :
Nicolas, Begogna, Mikel, Unai. Carlos parle français, ce qui facilite le
contact. Grâce à eux, nous commençons à nous sentir plus à l’aise
dans cette ville Les enfants se lient facilement et, sans parler la même
langue, trouvent des jeux communs et des complicités. Le 2 novembre Nos
nouveaux amis viennent manger dans la roulotte. Carlos pense que le projet
« jardinières » pourrait intéresser l’école de ses
enfants. Demain, nous rencontrerons l’échevin de l’instruction. Le 3 novembre Bon
contact avec Madame Lucia Agramonte, échevin de l’instruction. Le
4 novembre Nous
sommes invités chez Vincent, un ami de Carlos qui possède des chevaux.
Il nous accueille autour d’un grand feu de bois sous les étoiles. Des
saucisses cuisent sur les braises. Il nous montre ses chevaux et nous
parle, avec passion, du projet qu’il est occupé à mettre en place :
un espace d’hyppothérapie. Le
5 novembre: Visite
au « Colegio Publico » de Fustinana, qui participe au projet
« jardinières ».
Le
6 novembre : Nous
reprenons la route. Nous garderons des liens d’amitié avec la famille
de Carlos Pinto. Le
8 novembre Ce
matin, au réveil, une « surprise » nous attend : Betty
est tombée dans le canal. Faute de mieux, nous avions installé les clôtures
des animaux le long de l’eau et Betty a réussi à passer en dessous
d’un fil.
Le
9 novembre : Nous
sommes maintenant en Aragon, près de la ville de Tauste, à Le 11 novembre Castejon
de Valdejasa, petit village perdu dans la montagne aride. A la sortie du
village, des champs de blé labourés, des oliviers, le puits municipal.
Nous nous installons là. Nous avons enfin le sentiment de respirer.
Le
12 novembre Nous
nous arrêtons pour la nuit près d’une bergerie abandonnée. Les
chevaux peuvent brouter en toute liberté. Nous avons une vue grandiose
sur les Pyrénées enneigées. Le
13 novembre Nuit
à côté du lac de Somera. Jour de grand vent. Un décor à couper le
souffle : l’immensité du lac, l’eau houleuse, les montagnes à
l’horizon. Le
16 novembre: Nous
nous arrêtons non loin de la ville de Barbastro. Le 17 novembre San
Esteban de Litera, entre plaine et montagne, ce village se niche dans les
rochers. Nous grimpons avec les enfants au sommet d’une petite montagne
pour découvrir un large paysage. C’est beau ! Le
20 novembre: Nous
sommes maintenant en Catalogne. Le 21 novembre Pour
la première fois de sa vie, Jean-Denis a ferré un cheval ! Betty
avait perdu un fer et dans le coin, il n’y avait pas de maréchal
ferrant. Deux hommes, rencontrés en chemin, proposent leur aide pour la
tenir. Betty a été extraordinaire : elle s’est tenue bien
tranquille. C’était pour elle aussi une première : elle a
toujours été ferrée dans un travail ( sorte de cage où le cheval est
attaché et le pied soutenu. L’un de ces hommes nous donne du fourrage
pour les animaux et nous guide jusqu’à une parcelle, en périphérie de
Lyniola, où nous pourrons passer la nuit. Le
22 novembre Nous
quittons la plaine pour nous engager dans une région de moyenne montagne
qui occupe toute la partie est de Le 23 novembre Rencontre
avec les enfants de la petite école rurale de Llobera. Le 27 novembre Sant
Vincenç de Torello. Ici plusieurs personnes nous déconseillent
d’emprunter la route que nous avions prévu de prendre : trop étroite,
trop de virages… trop risqué avec la roulotte. La seule route possible
est une nationale qui mène à Le
29 novembre Nous
voici arrivés au col ! Et il y a de la neige ! Les
épisodes précédents....
|
|
|
École de Clerheid asbl - 13, rue des clairetchamps 6997- Érezée - tél.: 086 / 47 73 93 - fax: 086 / 47 77 13 - Banque Triodos: 523-0801828-04 - personne de contact: Maryline Audrit - ecoledeclerheid@belgacom.net |
|